INSTITUT D'ANDROLOGIE

Ces trois groupes ne présentaient ni la décharge gonadotrope, ni la réceptivité qui caractérisait les trois premiers groupes.


Ainsi, un schéma féminin de la région pré optique est toujours accompagné des schémas femelles de la fonction reproductrice. Ces schémas structuraux femelles (ou mâles) ne dépendent pas directement du sexe génétique du rat, mais sont différenciés par l'absence ou la présence de stéroïdes androgènes spécifiques pendant les 7 premiers jours de la vie post-natale ".


Gorski a décrit, chez le rat également, un noyau dans la région pré optique dont la taille est plus élevée chez le mâle.


Harris a fait des observations similaires chez le rat, le lapin, le chien et le singe. II existe également chez ces animaux une période critique post-natale

- Chez l'animal soumis à l'action de la testostérone, le contrôle hypothalamique de FSH et LH sera de type tonique et la libido sera de type mâle après la puberté. Le comportement d'accouplement sera de type mâle, par exemple chevauchement chez le rat et le chien.

- Chez l'animal qui ne reçoit pas cette empreinte androgène (femelle ou mâle castré) autour de la naissance, le contrôle hypothalamique de FSH et LH sera à la fois tonique et cyclique et la libido sera de type femelle après l'âge adulte. Le comportement d'accouplement sera de type féminin, par exemple cambrure lombaire et présentation dé l'arrière-train, chez le rat et le chien (cité par Royer).


Ainsi, conclut Raisman, "les distinctions structurales entre les cerveaux mâles et femelles sont nécessaires à l'expression des schémas fonctionnels dimorphiques".


De Voogt a étudié le centre spinal (CSB) du nerf commandant le muscle bulbocaverneux et le muscle élévateur de l'anus (BC/LA) chez le rat. Quelques jours après la naissance, les mâles présentent environ 200 neurones alors que les femelles n'en présentent que 60.


- La castration ou l'administration d'antiandrogènes chez le rat provoquent une disposition femelle du CSB. II en est de même de la race de rat mutant (Tfm) présentant une insensibilité aux androgènes.

- La taille des dendrites des synapses est réduite de plus de la moitié, 6 semaines après la castration. Le traitement par androgènes restaure la taille de ces dendrites.


De Voogt conclut que "les hormones sexuelles agissent dans les régions importantes pour le contrôle hormonal et le comportement reproducteur de façon à organiser la capacité des zones nerveuses pour qu'elles puissent répondre à ces objectifs".


2) Le garçon


II est pourvu à la naissance de génitoires normalement développés avec un testicule présent dans chaque bourse. C'est sur la présence d'organes génitaux externes de type masculin que se fonde la déclaration de naissance à l'état civil pour attribuer à un individu le GENRE masculin. En cas de doute (malformation), l'attribution du genre peut être retardée de quelques jours, en attendant l'avis médical. Par la suite, seul un jugement du Tribunal de Grande Instance pourra modifier le genre ; un seul cas est légalement prévu jusqu'à présent : l' erreur lors de la déclaration.

En ce qui concerne le système nerveux central, la maturation n'est pas terminée à la naissance du garçon. Si donc la testostérone peut agir c'est bien à ce moment-là, plus tard il sera trop tard.

On sait, depuis les travaux de Forest que, dans la période post-natale, entre 0 et 3 mois, on assiste chez le garçon à une augmentation progressive de la testostéronémie qui atteint la moitié du taux de celui de l'homme adulte. Les taux de FSH et de LH, parallèlement, sont aussi élevés. Puis, entre 3 et 7 mois, ces taux et celui de la testostérone vont diminuer plus ou moins rapidement pour atteindre ceux qu'on observera pendant toute l'enfance.

Cette hypertestostéronémie post-natale, identique à celle observée chez l'animal, a une