e) Le cas des jumeaux,

a été examiné par Zazzo dans 216 couples bisexués : la dominance de la fille sur le garçon commence à se manifester dès l'âge de 1 ou 2ans pour


atteindre son maximum entre 8 et 10 ans. Elle diminue de 10 à 15 ans pour augmenter à nouveau de 15 à 20 ans.


Les facteurs de liaison avec la dominance sont, dans l'ordre d'importance : la précocité du langage, la moindre timidité, la précocité de la propreté, la moindre fréquence des maladies graves.

Les caractéristiques de force, de robustesse sur quoi se fonde d'habitude la tyrannie des garçons sur les filles cessent d'être efficace. Par contre, les avantages habituels des filles jouent ici au maximum. La dominance du sexe masculin, considéré traditionnellement comme sexe fort, est chose fragile.


Si les caractéristiques favorables aux garçons ne jouent pas, c'est sans doute que les rapports de hiérarchie s'établissent fermement dès la petite enfance et qu'à cette période de la vie (1-2 ans), ces caractéristiques sont encore mal affirmées et dépourvues d'efficacité. Ce qui prime


alors, ce sont les facultés de rapport avec autrui, les fonctions sociales de l'émotivité qui sont, probablement, en moyenne, plus développées chez les filles que chez les garçons.


Fig.2 - Durée moyenne des divers types de comportement en situation d'activité libre (d'après Zazzo).